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Collectionneurs : une 25e édition couronnée de succès

La 25e édition du Salon des collectionneurs s’est déroulée dimanche dernier.

« Comme chaque année c’est un flot discontinu de visiteurs qui arpente les allées du salon.

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. Dès le matin ce sont les chineurs qui viennent à la recherche de la pièce convoitée depuis longtemps. . L’après-midi on y vient plutôt en famille ou entre copains. Mais nous croisons néanmoins des personnes intéressées par la collection, comme cette jeune fille qui examinait de près les anciennes pièces de monnaie, car elle en a trouvé une dans le jardin des parents » précise Victor Bouyer président de l’amicale qui regroupe une quarantaine de membres.

. Plusieurs stands ont été très entourés toute la journée :
- Celui des fèves…,
- des assistantes maternelles présentant leur métier ou…
- de Pascale Hénon, venue de Niort pour présenter une sélection de ses 15 000 échantillons de sables du monde entier. . A côté un collectionneur présentait ce qu’il accumule sur le SCO d’Angers, un autre des boîtes de camembert ou encore des crayons publicitaires ou tous les objets en forme de coccinelles. . Le salon attire aussi les amateurs de monnaies, vieux papiers, timbres poste, sans oublier les cartes postales. . Au total une cinquantaine d’exposants professionnels ou particuliers. . Le stand généalogique de la Société des Lettres et Arts de Cholet a été pris d’assaut par les généalogistes en herbe désirant démarrer leur arbre.

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. Le thème de la Petite enfance était à l’honneur cette année.

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JPEG. . Les assistantes maternelles regroupées au sein de l’association Bout’chou à domicile étaient présentes pour expliquer leur métier au public mais aussi exposer l’historique du travail et du matériel des nourrices. « Pour le salon nous tenons à remercier Françoise Estrade qui a fait les recherches et s’est beaucoup impliquée dans la préparation du stand » conclut la présidente Françoise Cheval.

JPEG. Les coccinelles de Lili Lobry . Dans les allées du salon des collectionneurs, le public s’est attardé au stand de Lili Lobry venue de Saint-Mars la Jaille, au Nord d’Ancenis. . Elle en présentait plus d’une centaine de formes différentes et servant de porte téléphone, de coquetier. Certaines coccinelles étaient en couple, d’autre sous forme de jouet ou en peluche. . Un stand à dominante rouge, avec quelques points noirs. « La coccinelle est une petite bête qui m’a toujours attirée et surtout, que je ne vois personne en écraser. . Ma collection a démarré il y a 20 à 30 ans et depuis je la complète régulièrement lors de mes sorties dans les brocantes ou salons. Dès que j’en trouve une que je ne possède pas, je la prends. Je ne compte plus le nombre. Mais j’en possède aussi des vraies dans mon jardin »

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Éric Giorgi spécialiste des pièces en €uro . Depuis deux ans, Éric Giorgi fait le déplacement depuis Verdun pour proposer aux collectionneurs avertis des €uros en provenance de tous les pays ayant adopté cette monnaie. « Chemillé fait partie de mes salons au même titre que Monaco où je vais le mois prochain. . Je parcours l’Europe pour proposer les nouveautés en pièces et billets : Véronne, Berlin, Varsovie et bien d’autres. C’est un énorme travail car pour trouver les pièces et ensuite les commercialiser je parcours plus de 15 000 km par mois. . J’en ai fait ma profession, avant, j’étais chauffeur routier. Grossiste en €uros je travaille avec les détaillants et associations numismatiques que j’approvisionne ». Éric est aussi spécialisé en billets de banque, valeur 0 € vantant les sites touristiques français. « 95 différents, avec numéros.

Pascale Hénon et ses 15 000 sables du monde entier

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. Pascale Hénon-Hilaire, habite Niort. Elle est arénophile, c’est-à-dire collectionneuse de sable. Elle était présente le dimanche 11 octobre au 25e Salon des collectionneurs de Chemillé, salle de l’Avault.

. Rencontre.

. Présentez-vous ?
- « J’ai travaillé pendant longtemps dans le domaine informatique. À la suite d’un licenciement économique, je me suis trouvée trop âgée pour les employeurs potentiels… J’avais 46 ans ! Je me suis finalement lassée et j’ai décidé de vivre de ma passion : le sable ».

. Depuis quand ?
- « Ma rencontre avec le sable s’est faite en 1997, sur l’île de la Réunion. Vers 17 heures, au coucher du soleil, une plage de sable noir qui brillait de mille feux. Je n’avais jamais vu un tel spectacle ! Je suis passionnée de géologie et de paléontologie depuis mon enfance, et naturellement, j’ai commencé à collectionner en rapportant des différents sables de la Réunion. J’ai d’emblée été intriguée par ces petits grains de mille couleurs, si différents et tellement petits. J’ai donc investi dans une loupe binoculaire et suis entrée dans ce monde qui m’était inconnu, mais si merveilleux par sa beauté ».

. Combien de sortes ?
- « Aujourd’hui, ma collection représente environ 15 000 sables du monde entier, dont plus de 3 000 ont été collectés en France. Mon travail se veut culturel et se présente sous forme d’expositions et conférences, s’intégrant dans le programme scolaire de SVT des primaires et secondaires. Regorgeant d’informations géologiques diverses, le sable est devenu ma raison d’être personnelle et professionnelle, et l’on peut dire sans se tromper que le sable est l’héritage de notre patrimoine géologique ».

. Comment complétez-vous votre collection ?
- « En 2004, j’ai développé un site de présentation de ma collection et développé un forum de collectionneurs francophones. Il s’agit d’un lieu privilégié de partages, d’échanges d’idées, de techniques, de connaissances et aussi de petits grains, puisque les collections de sable sont basées uniquement sur les dons, les collectes personnelles et les échanges. Personnellement je connais environ 400 collectionneurs à travers le monde, avec lesquels je fais régulièrement des échanges. J’ai également la chance d’avoir des amis et une famille très impliquée dans ma collection, qui me rapportent du sable à chacun de leurs voyages ».

. Le 11 octobre, à Chemillé, Pascale Hénon-Hilaire est venue partager avec le public cette passion qui anime sa vie depuis 1997. Le sable elle le regarde, admire sa beauté, la diversité de ses couleurs, elle l’analyse, détermine son contenu… Le sable permet de remonter le cours des siècles, pour aller à la rencontre de l’histoire géologique de la Terre.

Marie-Jo Baranger collectionne les tenues brodées

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Marie-Jo Baranger habite la Chapelle-Rousselin. Membre de l’Amicale des collectionneurs de Chemillé elle exposait une partie de sa collection dimanche 11 octobre, l’occasion du 25e salon dont le thème portait sur la petite enfance.

Depuis quand ?
- « Depuis plus d’une vingtaine d’années, j’occupe une partie de mes loisirs à la collection de bavoirs de bébés, robes et coiffes de baptêmes, draps de berceau brodés et aussi des boutons en nacre. Tout ce qui tourne autour des belles pièces en dentelle ou brodées m’intéresse ».

Le commencement ?
- « Tout a commencé le jour où une ancienne mercière de la Chapelle a fait le ménage dans ce qui restait de son stock. Elle m’a fait don d’une vingtaine de bavoirs. Et depuis, des familles viennent m’apporter ce qu’elles ont rangé dans le fond des armoires et qui ne sert plus. Car ces bavoirs sont les ancêtres des serviettes actuelles. J’en possède au moins 400, tous différents les uns des autres, car ce sont en général des pièces uniques fabriquées avant la guerre dans chaque foyer par les grands-parents.
- Je possède aussi des bavoirs spéciaux pour la cérémonie de baptême. Ils étaient plus petits ».

Et l’entretien ?
- « Chez moi, une partie de ce linge brodé main sert de décoration sur la cheminée, sur les meubles ou sur la table de la salle à manger. Je parcours les vide-greniers et quand je vois un tas de chiffons, je saute dessus. Aussi lorsque des coiffes ou bavoirs sont abîmés, je les démonte et les répare afin d’en faire un seul, sans défaut ».

Quels autres objets ?
- « Je garde aussi les boutons de nacre, c’est un peu la même chose. J’en possède deux bocaux bien remplis. Ma grand-mère, épicière au bourg, vendait un peu de tout. J’ai récupéré ce qui restait lorsqu’elle a arrêté et je continue à en trouver au fil de mes rencontres. J’adore tout ce qui concerne la décoration des vêtements d’autrefois. Aussi, dentelles, vieilles mantilles et anciens foulards remplissent de nombreuses caisses et tiroirs. Maintenant à la retraite, j’y passe beaucoup de temps et je fais des expositions. Je garde aussi les vieilles images religieuses en dentelle ».

La cérémonie du baptême, suivi de la grippaille

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. Le mot baptême vient du verbe grec qui signifie « plonger, immerger ». . Le baptême est un rite de passage entre la vie et la mort. Marqué du signe de la croix, plongé dans l’eau, le nouveau baptisé renaît à une vie nouvelle. C’est le premier des trois sacrements de l’initiation chrétienne. . L’ondoiement est une cérémonie simplifiée du baptême utilisée en cas de risque imminent de décès (la mention d’enfant ondoyé figure dans les anciens registres paroissiaux). Il se limite à verser de l’eau sur la tête de l’enfant en prononçant les paroles sacramentelles. Cela correspond à la croyance ancienne que le baptême opère le salut et que les enfants morts sans baptême seraient réprouvés.

. La cérémonie de baptême à l’église s’achève souvent par une grippaille. . À l’issue de la cérémonie les cloches sonnent et les enfants du quartier se rassemblent sur la place pour faire preuve d’agilité et de force en se disputant, noisettes, dragées, bonbons et des pièces de menue monnaie. . Les parents, parrain et marraine semaient avec largesse du geste rappelant le semeur de blé. Dès que le carillon sonne, tous les enfants aux aguets se précipitaient en poussant le cri d’usage « A la grippaille »

Les premiers baptêmes dans les registres de Chemillé . Les baptêmes ont été retranscrits sur les anciens registres paroissiaux de Chemillé. . Au XVIIIe siècle, à Chemillé, il y avait quatre paroisses, donc quatre registres paroissiaux. . Voici les premiers baptêmes enregistrés dans les registres.
- Pour celui de Saint-Gilles, le 1er décembre 1667, Julien Maugars, curé desservant inscrit « Avec le consentement du curé de Melay, a été baptisé par moi, curé, en l’église paroissiale de Saint-Gilles, Marie, fille de Nicolas Davy ».
- Le 5 janvier 1668, c’est le curé Blouin exerçant paroisse Notre-dame qui baptise Jean, fils de Pierre Michaud.

Paroisse Saint-Pierre, le 10 février 1668, le curé desservant se nomme Boisgontier.
- Il vient de baptiser un nouveau-né. Il inscrit sur son registre « Le dit baptême de René Janneteau a été administré par nécessité au logis des parents par le vicaire Lambatteur et par Benoîte Guittaz, sage-femme le même jour ».
- À la même date un autre baptême, celui de Françoise Bodet, est inscrit.

. Pour la paroisse Saint-Léonard, aucun baptême avant 1775. Le curé Ménard note « les enfants de la paroisse ont été baptisés à Saint-Gilles et figurent sur les registres de cette paroisse ».
- Nous relevons le 3 novembre 1775, « le baptême de Perrine, fille de Jean Hy et Perrine Humeau, née le matin… »,
- le 17 janvier 1776 c’est le baptême de Félicité, fille de René Besnard, sabotier.